A l’élevage de la Combe, nous accordons beaucoup d’importance à l’éducation du jeune cheval, de sa naissance, à ses débuts sous la selle ou même en compétition. Notre priorité est de leur permettre de se développer en plein air et surtout en troupeau, par petits groupes en fonction de leur âge. Ainsi, nous les manipulons au minimum, ils apprennent à marcher en main aux côtés de leur mère, à donner les pieds pour les parages, à voyager pour changer de pré, à rester à l’attache pour les soins ou la douche, mais pas de vrai travail ou de désensibilisation avant le débourrage. Nous leur apprenons les bases afin d’avoir de jeunes chevaux pratiques et respectueux, mais nous les laissons profiter de leur jeunesse ! Il faut dire que la plupart de nos poulains ont des caractères tellement faciles que les apprentissages se passent souvent comme s’ils savaient déjà faire. La sélection de nos chevaux reproducteurs se fait en grande partie sur leur mental, car quoi de plus agréable que d’avoir un cheval intelligent, qui comprend vite et cherche toujours à faire plaisir à son cavalier ?

Grâce aux conditions optimales que nous proposons pour la croissance des jeunes chevaux, plusieurs des nouveaux propriétaires de nos poulains décident de nous les laisser en pension, même s’ils habitent loin, ou bien de nous les ramener pour le débourrage. C’est très intéressant pour nous de les voir évoluer, et même de pouvoir monter les poulains qu’on a vu naitre !

C’est au cours de la troisième année que nous commençons le débourrage. Certains retournent parfois au pré si le débourrage est rapide, nous n’avons pas de règle précise, tout dépend du comportement du cheval mais aussi de notre emploi du temps.

Une fois que le cheval est calme et attentif aux trois allures, nous varions le travail afin d’apprécier le comportement du jeune cheval face aux différentes situations qu’il rencontre. Avant de penser aux concours, il faut lui apprendre à travailler dans de nouveaux lieux, donc je vais régulièrement prendre des cours dans un autre centre équestre. Je teste aussi leur franchise sur le parcours d’équitation de travail en leur faisant passer le pont ou le portail, et nous avons aussi fait cette année une séance de saut en liberté. Même si ce n’est pas la discipline phare des ibériques, le style est là, tout comme la franchise ! Et pour terminer la préparation avant les premiers concours en 2020, rien de tel que 5 jours à Equita’Lyon.

Ce travail doit toujours se faire en veillant à la sécurité et en prenant le moins de risques possible : un instant de précipitation qui effraie un cheval peut entrainer un retour en arrière de plusieurs mois, alors qu’on ne perd jamais de temps à prendre le temps de construire des bases solides !